Art et développement durable: Une exposition photo très controversée

Si nos enfants savaient le monde que l’on leur léguait, voici le sujet de cette exposition photo pas ordinaire!
A travers l’exposition de Jill Greenberg ‘End Times’ (La fin des temps), cette photographe américaine aborde un sujet qui nous tient tous à coeur: le développement durable sans l’exprimer ouvertement. On ne pourra pas rester insensible devant ces photos d’enfants qui pleurent, crient, exprimant différents degrés de souffrance et de frustration. En tout cas, la controverse née autour de cette exposition a le mérite d’aborder un sujet essentiel: “Quel monde voulons nous léguer à nos enfants?”
Avec des légendes comme “Unless?” (à moins que), “Faith?” (Foi?), “Revelations” (Révélations), ces photos ne peuvent que nous faire réagir.

(Unless) par Jill Greenberg
Selon le Los Angeles Times [...] “il y a quelque chose d’instinctif qui fait que vous avez envie de protéger les enfants, mais les gens prennent ces images au pied de la lettre, comme s’il était vraiment arrivé des choses affreuses à ces enfants.” De plus, explique-t-elle, les photographies ont été retouchées afin de donner aux visages un air encore plus bouleversé. Selon la photographe, “c’est la preuve de la force de l’image immobile”. [...]
La photographe explique au quotidien américain que “ce travail dépeint les sentiments que ressentiraient les enfants s’ils connaissaient l’état du monde qu’on leur lègue”. Greenberg exprime par l’intermédiaire de ces enfants toute la frustration qu’elle ressent vis-à -vis du gouvernement américain actuel et des temps modernes en général, commente le journal.
La controverse semble plutot s’orienter sur la manière dont les photos ont été prises et non pas sur les messages que l’artiste a voulu faire passer. En effet, certaines personnes se sont offusquées que la photographe ait fait pleurer des enfants pour réaliser ses clichés.
Greenberg explique [...], dans les colonnes du journal australien Sydney Morning Herald, qu’elle a passé seulement quelques minutes à photographier ses modèles, alors que des producteurs embauchent des enfants pour faire semblant de pleurer dans des films dont le tournage peut durer des mois. “Je pense que, si les gens ont un problème avec ce que j’ai fait, ils devraient également en avoir un avec l’utilisation des enfants dans tous les autres médias.”
De notre côté, nous félicitons Jill Greenberg pour ce superbe travail qui aborde sans le nommer la notion de développement durable d’une manière originale et artistique. En espérant que cela réveillera les consciences…
Pour voir la galerie ‘End times’,
- Site de Jill Greenberg
- Exposition chez Paul Kopeikin
- Source de l’article: Courrier International
- Autres articles sur Blogonautes, le Soir en ligne





avril 3rd, 2008 at 18:17
Une molécule d’eau dans l’eau
Depuis quelques jours, une balise Argos ayant l’aspect d’une molécule d’eau suit librement le cours de la Loire pour un voyage de plus de 900 kilomètres jusqu’à l’Océan, où l’on pourra continuer à la suivre pendant deux ans !
Cette aventure repose sur une union inédite des énergies fluviales et humaines.
En effet, dans le cadre de la commande publique du 1% culturel du lycée de Gien, l’artiste Olivier Leroi a, pour la première fois, intégré une phase expérimentale à son projet : les lycéens comme les riverains, les communes et toutes les organisations publiques et privées liées à la Loire (Exploitants de barrages, voies navigables, établissement publics, Ligue de protection des oiseaux, Fédération de pêcheurs, Club Kayak, pompiers etc…) sont invités à porter leur attention vers le fleuve pour suivre la progression de l’objet, le localiser par satellite, faire passer l’information et surtout intervenir si besoin pour l’aider à franchir les obstacles rencontrés.
Cette réalisation qui agit comme un marqueur de territoire révèle nos paysages, notre environnement et se nourrit d’imprévu, de rencontres et d’expériences partagées.
Découvrez ce projet inédit et suivez la balise en direct sur :
http://www.balise-loire.fr